Monnaie dette

La monnaie dette, ou « système à réserve fractionnaire », est le système adopté partout dans le monde. Dans ce système, la monnaie est créée par les banques commerciales lorsqu’elles émettent un crédit.

Quand la monnaie dette est utilisée pour le jeu, un joueur joue le rôle de la banque.

Ce joueur fait partie du jeu, il convient donc de réaliser une comptabilité précise afin qu’il puisse être finalement intégré dans les comptes rendus chiffrés.

On utilise les billets de couleurs, qui exprime alors des unités. Il faut ignorer la mention DU présente sur les billets. On dispose les marqueurs de billets sur la feuille d’aide.

La couleur la plus haute vaut 2 unités, la suivante 1 unité et la dernière 1/2 unité.

Une carte valeur vaut 1 unité monétaire au départ.

Important :
il est interdit de troquer une carte contre une autre.
Les joueurs doivent toujours avoir la monnaie suffisante
pour acheter la carte qu'il désire !

La monnaie fonctionne toujours selon le principe roulant dans le temps, ce qui permet, si le banquier le souhaite, de faire tourner les couleurs s’il l’estime nécessaire. Mais ici ce n’est pas une obligation, le banquier doit décider lui-même s’il doit insuffler des crédits de niveau supérieur ou pas dans l’économie. Les prix des cartes s’adapteront alors à la nouvelle unité supérieure ainsi injectée.

Ainsi, en faisant « tourner la monnaie » s’il le souhaite, par l’injection d’une couleur “haute”, le banquier pourra dévaluer la monnaie précédemment émise.

Ici donc c’est le banquier seul qui va créditer l’économie.

Pour commencer il peut distribuer quelques billets aléatoirement à sa discrétion, très peu, à quelques joueurs.

Toutefois ceci n'est pas forcément la meilleure méthode, il est mieux de commencer
directement par une allocation de crédits, ceci dès le premier tour, et même préalablement
au début du premier tour, toujours pour la raison que le premier tour de jeu
est censé représenter un tour de mesure comme un autre d'une économie
déjà monétisée depuis longtemps.

A tout moment pendant le tour de jeu, les joueurs peuvent s’adresser au banquier pour obtenir un crédit.

Les garanties :
Une bonne règle à suivre pour le banquier et qu'il ne faut pas négliger
est de ne pas donner de crédit à qui n'a pas l'équivalent économique
pour « gager le crédit ».
Ceci afin de s'assurer du remboursement en monnaie ou en nature,
et ne pas « faire faillite », car une banque qui ne se fait pas rembourser
est censée faire faillite dans ce modèle monétaire.

A la fin de chaque tour, le banquier réclame le remboursement total des crédits (intérêts inclus) ou seulement les intérêts pour les crédits en cours.

Si le joueur ne peut pas rembourser en unités monétaires, alors le banquier est en droit de lui prendre autant de cartes valeurs qu’il juge nécessaire pour se rembourser largement.

Éventuellement, en cas d’impossibilité totale de remboursement (ce qui sera dû à une inattention du banquier lors de l’allocation du crédit, voir la note sur les garanties), le joueur peut être amené à « aller directement en prison » pour 1 tour, avant de reprendre le jeu avec 4 nouvelles cartes de valeur basse.

La prison ne doit pas être une période « drôle » pour le joueur.
Il doit être isolé loin du jeu pendant 1 tour sans pouvoir communiquer ni se nourrir.
Cela ne doit pas être une « pause » agréable, mais un isolement qui doit faire réfléchir
le joueur.

Comptabilité du banquier

Si la comptabilité des joueurs ne change pas par rapport au principe général, il faut procéder à une comptabilité nette pour le banquier, car lors du remboursement il ne bénéficie pas du principal mais uniquement de l’intérêt du crédit alloué.

Ceci se réalise grâce à la comptabilité « en partie double » avec sur une colonne les crédits alloués, pour un joueur et pour chaque tour, et sur une deuxième colonne les remboursements effectués par ce même joueur à chaque tour, en monnaie d’abord, et sur une troisième colonne les remboursements effectués en nature (cartes valeurs économiques).

Le bénéfice du banquier est comptabilisé comme étant

(somme des remboursements effectués) – (somme des crédits alloués)

Concernant les remboursements en nature une valeur économique V vaudra l’équivalent de 4 unités monétaires

U : V = 4 U

(ou une carte de valeur supérieure vaut 4 fois la valeur d’une carte de niveau inférieur).

Le joueur jouant la banque doit donc tenir une comptabilité sérieuse pour obtenir des données correctes utilisables lors du compte rendu économique final du jeu.